À: jerome.fabry@gmail.com
Bonjour Jérôme,
J’espère que tu vas mieux et que tu as pu retrouver plus de calme entre
temps.
Nos échanges oraux ce matin ont porté sur la santé de Victor et son
torticolis persistant. J’ai pris le temps de t’expliquer à l’oral ce que je
t’avais déjà écrit dans un mail précédent, à savoir que le port de la
minerve n’avait pas été recommandé par les différents professionnels qui
ont ausculté Victor pendant mon temps de résidence. Le médecin que tu as vu
à trois reprises durant la fin de vos vacances à Méribel, selon tes dires,
a sans doute une approche différente liée à son contexte d’exercice. En
tout état de cause, je t’ai restitué la minerve après tes relances
répétées. Cela ne signifie en aucune façon que je suis d’accord avec l’idée
que Victor la porte. Les avis médicaux multiples et plus récents que la
consultation initiale de Moutiers sont clairs. Le témoignage d’un couple
d’amis en Australie sur la similitude supposée des cas n’apporte pas
d’élément médical pour Victor. Je t’ai montré une vidéo de Victor faisant
des mouvements de tête, que je conserve, montrant une amélioration
progressive avec un degré de liberté augmenté. Certes, c’est lent mais les
exercices apportent déjà beaucoup.
Tu m’as évoqué le fait que tu voulais faire rencontrer Victor à un
chirurgien-orthopédique sur le conseil du Dr Marchais.
Je t’ai également indiqué que la neuro-pédiatre m’a précisé que le scanner
serait le prochain examen utile. Tu m’as répondu qu’il fallait faire un IRM
à la place. Sur quelle base ? Lorsque Victor était avec toi sur ton temps
de résidence, tu ne l’as pas emmené chez le pédiatre. Je l’ai fait, elle a
dit qu’il fallait un scanner. Sans consultation avec Victor, tu affirmes
qu’il faut un IRM.
Je t’ai alors rappelé que j’avais une ordonnance pour un scanner et non un
IRM, et que la demande de rdv était en attente auprès de l’AP-HP (comme
déjà communiqué dans un mail précédent).
Tu m’as alors annoncé que tu connaissais un radiologue et que tu allais
tenter de trouver un rdv plus rapidement. Je te laisse à l’œuvre, le
pré-requis étant qu’il s’agisse bien d’un scanner, et qu’il soit réalisé
par un médecin à compétence pédiatrique. La neuro-pédiatre a également fait
mention qu’après le scanner il faudrait investiguer la piste ORL et tu as
acquiescé. Elle (et le prof de sport de Victor par ailleurs) m’a aussi dit
que le sujet pouvait être psy. Nous sommes tombés d’accord sur le fait que
Victor était un enfant sensible et qu’il était fort probable qu’il ait subi
du stress à la rentrée.
Nous avons alors abordé le sujet du suivi psy de Zofia et Victor.
Tu as fait mention du fait que le rdv de Zofia chez la psy a eu lieu le
lendemain de sa rentrée, et que j’aurais dû t’appeler et que tu serais
venu, et que tu estimais que ce n’était pas le rôle de Bruno (mon mari et
son beau-père). Je t’ai alors rappelé que ce rendez-vous d’urgence était
lié à l’évènement de la veille durant lequel tu t’es exprimé très fortement
devant le portail de l’école, le jour de la rentrée, devant nos enfants,
les autres enfants et les parents : *« **NE ME TOUCHE PAS, **NE ME TOUCHE
PAS,** HUISSIER VEUILLEZ NOTER QU’IL ME TOUCHE »*, à l’huissier qui était
venu sur ma demande pour constater d’éventuelles difficultés. Je t’avais
suggéré (jamais interdit comme tu l’as écrit dans un de tes mails) de ne
pas venir, car je craignais avec ta présence plus d’inconvénients que
d’avantages pour l’intérêt des enfants. J’ai également précisé que tu avais
traité Bruno de *« menteur »* devant les enfants, sans chercher à contenir
tes propos (tu l’as contesté, mais c’est pourtant arrivé, les enfants en
ont parlé). Ma crainte s’est confirmée et j’ai dû agir en pleine
responsabilité de mon rôle de parent ayant la résidence des enfants à ce
moment. J’ai donc pris rdv en urgence avec une pédopsy qui a pu recevoir
Zofia dans un premier temps car c’est elle qui m’a semblé la plus marquée.
Victor, dont on vient d’évoquer la sensibilité, a aussi été impacté, ce qui
a pu prolonger son torticolis qui dure depuis un mois.
Tu m’as reproché d’avoir pleuré dans cette cour d’école devant les enfants.
Cette situation, regrettable, où tu passes en force sans échange ni
dialogue me rappelle d’autres fois où tu procédais ainsi puis, dans un
mécanisme similaire, tu engages des reproches pour éviter toute remise en
cause.
Cela ne te fait-il pas de peine de savoir que les enfants ont vécu cela le
jour de leur rentrée ? Mes émotions ont été la traduction immédiate de ce
qu’ils ont vécu. J’espère qu’avec le recul tu partages aussi ce constat :
ce sont tes enfants et ils sont en construction. Ils ne méritent pas de
voir de la tension entre les deux sphères familiales qui les composent. Ils
sont à 50 % toi et à 50 % moi. Ne pas respecter une des deux familles,
c’est les abîmer.
Dans ce contexte, je n’ai pas pu prendre la décision de t’appeler pour
aller voir la psy avec toi : je t’ai écrit le jour de la rentrée en
t’invitant à exprimer tes regrets aux enfants lors d’un appel visio, mais
tu ne l’as pas voulu. Quelle neutralité aurait accompagné ce rdv si
toutefois il avait eu lieu ?
La situation d’urgence a été traitée et un espace neutre s’est installé
pour Zofia et Victor. À mon sens il en faut aussi un pour Stanislas.
L’acceptes-tu ?
Tu m’as annoncé avoir pris contact avec la pédopsy et que tu ferais le rdv
pour Victor, c’est une bonne nouvelle pour lui et nous sommes d’accord sur
l’utilité de cette séance qu’il semble vraiment attendre.
Lorsque je t’ai expliqué le contexte de rencontre de la psy et que je t’ai
rappelé qu’en présence de l’huissier tu t’es adressé à Bruno et demandé
qu’il note, tu m’as dit : *« c’est une belle fabrication de ta part »*. Je
t’ai expliqué que je n’étais pas à l’aise avec cette remise en cause
(prouvée par huissier) et j’ai réévoqué l’histoire du carnet de santé
retrouvé dans tes affaires. Au lieu de dire que tu avais oublié de me le
remettre, tu as affirmé que nous en avions parlé à la réunion
parents-professeurs de Zofia. Et là tu as dit que je mens tout le temps et
tu as cité un prétendu mensonge de ma part selon lequel j’aurais écrit par
mail arriver avant 20h le dimanche lors de mes retours de Suisse. Je t’ai
alors rappelé que les enfants et moi : 1) arrivons à Gare de Lyon à 20h04
et 2) à la maison vers 20h50.
Je me permets donc de te rafraîchir la mémoire avec des éléments factuels
que tu pourras retrouver aussi dans ta boîte mail, qui contredisent ton
assertion de ce matin :
– Mail de Jérôme Fabry du ven. 24 janv. 2025 à 11:53 : *« … J’attire ton
attention sur la fatigue générée par les allers-retours en Suisse et le
retour très tardif le dimanche soir*,* comme c'est moi qui vais faire la
semaine avec les enfants j'espère que Zofia et Victor ne seront pas trop
fatigués. … »*
– Mail d’Iga Byczkowska du ven. 24 janv. 2025 à 14:40 : *« … Concernant la
fatigue des enfants, les recommandations générales suggèrent que les
enfants âgés de 6 à 13 ans ont besoin de 9 à 11 heures de sommeil par nuit.
Un retour à 20h45 à la maison, devoirs déjà faits, leur permet de
bénéficier de ce repos nécessaire, surtout si le réveil est à 7h. De mon
côté, j’organise ces week-ends en veillant à leur bien-être et à leur
équilibre. … »*
L’objectif de cette mise au point n’est pas la polémique mais de refonder
nos échanges. Pour le moment seuls les écrits sont fiables, car les
échanges oraux amènent trop de contestations et d’agressivité qui ne
servent pas l’intérêt des enfants, qui reste ma priorité.
Bonne soirée et bon weekend avec les enfants,
Iga
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Iga BYCZKOWSKA
06 75 84 32 49
i.byczkowska@gmail.com